19 mai 2008

Lancement d'Ectropion

18 mai 2008

Ce soir je capote

En faisant la liste des choses qui restent à faire pour les 24 heures de la bande dessinée de Montréal...

17 mai 2008

De l'inspiration

Je savais que les petits auteurs s'inspiraient des grands. Et dans l'autre sens ? Et bien surement, aussi.
Je vois des baleines qui remontent Saint-Laurent

Sporto Kantes - Nobrain



Un clip de Nobrain. J'aime bien l'intégration toute simple des yeux en animation.

Les petites voix - Vestibulles

Ce qu'il y a de moi dans le Vestibulles, c'est Les petites voix.

15 mai 2008

Vestibulles (38)



Le nouveau Vestibulles (la revue de mon atelier BD) sera lancé le 20 mai, au local 482A du cégep du Vieux-Montréal, à 17h30. Il est vraiment très épais ! C'est Vincent Giard qui en a fait la couverture.

14 mai 2008

Le point G


http://pointgmagazine.fr

12 mai 2008

Petites histoires avec un chat dedans (sauf une)


Souvent, les premiers romans québécois qui m'arrivent en copie de presse, matelassés dans leurs enveloppes, je les ouvre puis les referme pour toujours, 10 pages plus loin. C'est en général encore pire quand il s'agit de nouvelles.

Avec Véronique Papineau, il m'a fallu deux lignes pour savoir que j'irai jusqu'au bout de la première histoire ; deux paragraphes pour lire le livre en entier ; deux pages pour me promettre que j'achèterai même fauchée sa seconde publication.

Cette jolie blonde aux allures de Bridget Jones m'a fait redécouvrir le goût de tenir un livre et de ne plus le lâcher, de relire plusieurs fois des phrases pour consommer le papier moins rapidement, de savourer leur rythme, d'abimer la couverture du bouquin pour l'avoir trainé pendant quelques jours, un peu plié, dans mon sac à main.

Véronique Papineau est mon Aude Picault version littérature. Merci les filles.

Invitée ce matin à La Queue de la Poire, on peut écouter l'entrevue avec Véronique Papineau ici.

Petit extrait de Petites histoires avec un chat dedans (sauf une):

" Quand tu m'as vu, seul les mains dans les poches, sans laisse, sans Bernard, sans sourire, tes yeux se sont instantanément remplis d'eau. Je t'ai raconté pour le cambriolage chez moi, pour la porte arrière défoncée, pour mes recherches infructueuses, pour mes appels désespérés à la fourrière, pour mes affiche dans toute la ville, je t'ai même dit pour mes salades à propos de cette supposée fille qui m'empêchait de venir te voir.
Tu m'as alors dit que tu avais beaucoup de chance. que tu étais triste, mais pas malheureux. Qu'il ne fallait pas s'en faire pour Bernard, que ce qui comptait c'était l'amour et que tu comprenais maintenant la belle histoire, rare et précieuse, à laquelle tu avais droit. Que tu ne regrettais absolument rien.
J'ai d'abord pensé que tu délirais à cause de tes pilules trop fortes.
Ensuite, j'ai pensé que tu parlais de Bernard.
Ce n'est que plus tard cet après-midi là, en allant chez toi récupérer ton courrier, que j'ai saisi : tu parlais de nous deux. "

10 mai 2008

La vie secrète des jeunes québécois


Bon moi il est temps que je transcrive mon entretien avec ce cher Riad, je ne fais plus rien, je me laisse aller !

09 mai 2008

Lancement Billy Mavreas

Monsieur Billy de Monastiraki lance son livre Inside Outside Overlap à la Casa del popolo mardi 13 mai, 19 heures.

08 mai 2008

Muxtape de printemps


Voici un spécial "je rentre à pied sous la pluie, et non je ne prendrai pas le taxi".

Je n'ai pas mis The Organ, parce qu'il parait que c'est triste.

03 mai 2008

J'ai vendu un tableau !


Vous vous souvenez, l'exposition en hommage à Paul, le personnage de Michel Rabagliati ? C'était à Québec, en même temps que le festival BD. J'avais fait ce dessin, encadré avec son carnet. Et bien je l'ai vendu.

01 mai 2008

Les 24 heures de la BD de Montréal


Vous vous demandiez ce que je faisais de ce temps de vacances-chômage ? Et bien j'organise cette petite chose avec Christophe Magnette et Sylvie-Anne Ménard.
Merci à Clément de Gaulejac pour l'affiche.

30 avril 2008

Anke Feuchtenberger au Goethe Institut


Une exposition au Goethe Institut de Montréal : "Avec peu ou pas de mots, les bandes-dessinées et l’art graphique de l’allemande Anke Feuchtenberger font apparaître des labyrinthes à la fois vivants et énigmatiques d’une simplicité trompeuse, peuplés d’étranges créatures infantiles, où tendresse et terreur, plaisir et désespoir s’entrelacent en une conspiration tranquille. Après ses débuts avec le groupe artistique est-allemand « Glühende Zukunft » (Avenir radieux) avant la chute du mur de Berlin, Feuchtenberger s’est démarquée par son don à fouiner dans les coins poussiéreux du subconscient dans des œuvres brutes mais très travaillées."

28 avril 2008

Richard Suicide et Rupert Bottenberg

La queue de la poire

À la barre de La queue de la poire ce matin (on la réécoute sur le site de CISM), seule avec Marc-André, qui assure pour un débutant !

J'y parle de Spiegel, spectacle de la compagnie de danse contemporaine belge Ultima Vez, du film Suivre Catherine de Jeanne Crépeau, de la BD Les Ravins - 9 jours à St-Petersbourg par Philippe Girard.

Marc-André parle du documentaire Wild horse redemption.
Constance nous laissait une chronique enregistrée sur le festival Jamais Lu.

Une programmation musicale faîte avec amour :

4d, les Georges Leningrad, Pas chic chic, Plaster, Crystal Castles, Polipe, Blonde Radhead, The arcade fire, Yann Tiersen, Prefuse 73, Think about life, Pawa up first, Dominique A, Noir désir (pièce nostalgie de la semaine), M83, Holy Fuck.

23 avril 2008

La part des colibris


Colibri, Guillaume Trouillard, Éditions de la Cerise.

Il était une fois une forêt toute pucelle et verdoyante. Elle vivait bien peinarde, animée par sa faune, quand un soir de sécheresse intense, elle s’enflamma brusquement. Pantois, les animaux la regardèrent cramer. Sans bouger. Seul le colibri s’affola : il battit des ailes jusqu’au lac, nicha une goutte d’eau dans le creux de son nez et la cracha avec courage sur le brasier. « Mais qu’est ce que tu fous ? », lui lança le sanglier. « Ma part », répondit l’oiseau.

Le Colibri de Guillaume Trouillard ne raconte pas cette légende amérindienne. Non. Elle est cette légende. Il semble que pour l’auteur, Bordelais de 28 ans portant à lui seul une maison d’édition exigeante et minutieuse (la Cerise) vieille de cinq années et de sept livres, le moyen le plus efficace de faire sa part soit de crier ses couleurs entre 80 pages. Toute d’aquarelle vêtue, l’histoire qu’il dessine, aussi superbe qu’elle est sale, s’installe dans une ville grouillante, mi-occidentale, mi-asiatique. Elle sent le gaz d’échappement et la catastrophe, respire l’humour, malgré tout, et la révolte, surtout.

Les descendants des Premières nations y pêchent des cartons dans les rivières d’égouts, les quelques rêveurs qui l’habitent encore se déplacent à dos d’éléphant et la dernière des mangroves est conservée dans un édifice sombre, l’Eden Plaza, où les fous viennent s’enfermer pour jouer de la musique et mourir.

Le bout de forêt qui vit encore, au-delà des dédales d’autoroutes et d’échangeurs, brûle doucement. Rassemblés devant l’horreur, les ours, cerfs, renards et blaireaux se jetteront un jour sur les machines – celles qui coupent, qui tranchent, qui abattent puis nettoient. Le trait des bêtes désespérées s’amenuise dans le combat pour finir en taches rouges... en bain de sang.

Monde absurde qu’il est possible d’extrapoler de mille manières, la ville de Colibri donne envie de fuir la sienne, d’acheter une baraque isolée, d’élever des chèvres en liberté et de planter des carottes. Avant cela, elle devrait plutôt donner envie de faire sa part : d’enrayer la précipitation d’un mode de vie qui n’a plus aucun sens vers l’inévitable. Ou de pleurer d’impuissance, puisque les rhinocéros ne bougent pas leurs cornes et que nous, nous ne sommes que des colibris.

20 avril 2008

C'est déjà fini...


De retour du festival de la BD de Québec, quelques photos...

Julie interroge le breton (ben oui, il a un nom breton non ?) Riad Sattouf - qui aime bien répondre des bêtises aux journalistes.

Christophe fait parler le belge Frank Pé, un peu plus sérieux.

16 avril 2008

tear in my beer


Un fanzine d'Iris à venir bientôt (ouch je m'en vais à Québec, je crois que je vais encore dépenser des sous).

Tear in my bear... Ah bah ça me rappelle quelqu'un, tiens.

Aencre (Vincent Giard)


Vincent Giard (certains ont des noms prédestinés) s'assoit parfois à côté de moi (ou le contraire), dans l'atelier BD de Jimmy Beaulieu. Je regarde alors du coin de mon oeil curieux ses bestioles étranges et ses beaux dessins...

Les voilà pour vous aussi : Aencre.

14 avril 2008

La queue de la poire : entrevue avec Thomas-Louis Côté, directeur du festival BD de Québec


À la Queue de la Poire (CISM) de ce matin (qui se réécoute ici) : une chronique sur la BD Celle de ma vie - Celle de mes rêves de Pedro Brito et Joao Fazenda, une chronique culinaire de Constance et à la toute fin de l'émission, une entrevue avec Thomas-Louis Côté, directeur du festival de la BD francophone de Québec, qui démarre ce mercredi.

13 avril 2008

Le premier kilomètre

Des nouveautés sur le premier kilomètre. Cela faisait longtemps.

12 avril 2008

Le toupet dans le vent


À l’automne dernier, de passage à Paris, j’ai raflé compulsivement deux petites BD rouges : Moi je et Moi je et cætera. Dans la librairie jaune, je n’ai regardé qu’elles. À peine achetées, mal assise Place de la Bastille, je les ai lues tout rond. Le ciel était bruineux, le fond de l’air gris. Résultat : je les ai mal digérées. C’est que voir étalés là, devant soi, comme une pâte à tarte, son propre narcissisme, ses propres désespoirs, ses propres petites joies… J’en suis devenue toute bleue.

Six mois plus tard, les éditions Warum, avec dans leur catalogue les Moi je d’Aude Picault, débarquent au Québec. En même temps, Glénat publie Eva, J. F. se cherche désespérément, une série de la même auteure, au préalable parue dans le magazine people Voici. Les aventures de deux copines, la brune et la blonde, qui partent chasser la nuit en club, le toupet dans le vent, mais ne ramènent jamais le prince charmant qu’elles imaginent. J’ai tout relu, plus calmement cette fois, avec la saveur douce-amère des plaisirs presque coupables.

C’est qu’Aude Picault en laisse indifférents toute une poignée – ceux qui trouvent qu’elle est trop anecdotique, trop dramatique dans Papa, trop parisienne – tout autant qu’elle en accroche d’autres pour la vie et d’un seul trait (je fais partie de ceux-là). Ses bouches en canard, ses franges glamour et ses rondeurs anodines ne font que sublimer une recette qui marche très bien : mettre à nu son coeur de cute jeune fille célibataire, souvent insatisfaite, parfois au bord du suicide à l’encre de Chine.

Une clope sur le balcon : « Mais en fait, à force d’avoir des tas d’histoires, moi je ne sais plus quand je suis amoureuse » ; les premiers après-midi de soleil : « Victoire de la journée : changer une chambre à air » ; les journées sous la couette, l’appart en bordel, les conseils pas terribles d’une maman divorcée et le pain-beurre-café du matin pour affronter le monde. Dans ses carnets Moi je, Aude Picault est un Sempé moderne, au féminin. Qui plait également aux garçons – de source sûre.

Dans Eva, la série du magazine Voici, elle ajoute de la couleur, des problèmes de sac à main et des histoires de fringues. Avec bienveillance, elle se moque des miss aux grandes lunettes. Elle se moque aussi d’elle-même, sans doute.

Et de nous ? Beaucoup.

Moi je et Moi je et cætera, Aude Picault, Warum.
Eva, J. F. se cherche désespérément
, Aude Picault, Glénat

11 avril 2008

P 45 micro apparition


Sept BDs de printemps